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Confrérie des 650



Les nouveautés du site

Inscription à l'AG 2012 : du 17 au 20 mai, voici la fiche. (février 2012)

Festival 2012 du voyage à vélo : un bref compte rendu, à St Denis. (février 2012)

Nouvelle série de pneus : bientôt la nouvelle série Confrérie-Hutchinson. (février 2012)

Nouvelle page : quelques conseils pour charger sa monture. (novembre 2011)



Hutchinson « Confrérie des 650 » : retours de la route.
Après 8 mois d’utilisation de notre pneumatique, l’avis des sixcentcinquantistes est globalement très positif. 500 exemplaires de notre « Confrérie des 650 » ont été distribués. Malgré son prix conseillé de 29,90 €, maintenu grâce à l’investissement de la Confrérie et de ses partenaires (Hutchinson et CPA), nous vous rappelons qu’il s’agit d’un pneu particulièrement technique (skinwall, carcasse 127 dpi, 260 g).
À noter : celui-ci réclame l’utilisation de chambres à air appropriées et un montage précis. Votre vélociste pourra toujours se fournir auprès de CPA pour de "vraies" chambres 650B.


randonneuse Cévennes

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Si vous souhaitez participer à notre action, le plus simple est encore de remplir le bulletin d'adhésion. Une version limité à l'abonnement à la revue existe aussi.

Une nouvelle donne

On n'insistera jamais assez sur l'erreur d'optique que provoque le fait de vouloir juger la situation actuelle du 650 B avec les habitudes de consommation héritées des années 1970-1980. Il était encore possible à ce moment-là de trouver du matériel spécifique produit en France chez le vélociste local. Cette époque est révolue, le matériel spécifique (pneus, freins, etc...), produit souvent en Asie sera acquis chez quelques distributeurs travaillant en VPC. Et comme ce matériel vise un public plus restreint, il sera probablement un peu plus cher que par le passé (et que dans le monde merveilleux de la nostalgie).

Le marché qui emergea à la fin du siècle précédent s'est structuré autour de l'idée du vélo réduit à un rôle d'activité sportive ou de loisir, dans le sens le plus restreint excluant tout aspect pratique. La monture est supposée voyager dans la voiture (qui sert souvent à transporter les bagages et la tenue), elle devient incapable d'assurer son propre acheminement vers quelques sites favorables à une pratique simplifiée. Cette conception permet de "simplifier" en oubliant l'éclairage, le porte-bagages (le matériel est dans la voiture accompagnatrice), le confort nécessaire à la sortie des villes dans des rues au revêtement dégradé... Bonne occasion d'insister sur des machines moins coûteuses à court terme et ultra-spécialisées, plus faciles à promouvoir dans le sillage des épreuves sportives détachées de la réalité. La randonneuse, jouant la polyvalence avec le coût initial que cela suppose (bossages et périphériques) est écartée de ce tableau.

La Confrérie a bien anticipé ce mouvement, et a commencé à jouer dès son Opération "Chiche ?" un rôle dynamique auprès des constructeurs et producteurs : leur faire sentir par ses actions qu'il existe réellement une demande structurée, des utilisateurs qui sont prêts à s'investir sur le long terme pour des produits durables et de qualité. Ce rôle n'est pas dépassé, puisque le renouveau observé se concentre surtout sur le haut de gamme, et que par son action militante, la Confrérie maintient une voie d'accès plus démocratique à la randonneuse de qualité.

Aujourd'hui, un net renouveau est sensible aux États-Unis, quelques distributeurs adoptant une démarche proche de celle de la Confrérie : utiliser la proximité avec les cyclotouristes pour regrouper leur demande auprès des industriels acceptant de traiter un marché plus restreint en quantité mais prêt à financer la qualité. Ils travaillent surtout avec les industriels japonais ou taiwanais, et offrent maintenant un éventail de produits assez complet (pneus, jantes, freins, cintres et potences...).
La revue trimestrielle "bicycle quartely" éditée par Jan HEINE a certainement jouée un rôle moteur dans ce mouvement, mais d'autres vélocistes/importateurs américains ont une place importante. Et au Japon, quelques constructeurs moins connus sous nos cieux (Toei par exemple) ont toujours produits des machines de la plus haute qualité.

Aujourd'hui le parc des randonneuses classiques est important en France du fait de l'héritage, mais il faut reconnaître que si l'on prend en compte les nouvelles machines et les pièces spécifiques aux randonneuses le centre de gravité de ce marché s'est déplacé quelque part entre la côte ouest des États-Unis et le Japon. À méditer lorsque l'on entend dire que ce marché et ses pièces (pneus, jantes) ne serait qu'une spécialité franco-française. La page de liens que nous proposons prend en compte ce phénomène.






Publié par la Confrérie des 650 /// 8, rue Raymond Lefèvre 34200 SETE - FRANCE