Cet brève donnera lieu à un article plus développé dans le "651", supplément au numéro 25 (parution prévue en novembre 2007, croisons les doigts) du sixcentcinquante, la revue de l'association.
Le mouvement est parti du Japon, ou des consommateurs se sont émus dans les années 60-70, de voir que l'évolution vers une société plus urbaine, et donc plus éloignée de la production agricole traditionnelle, conduisait à placer dans leur assiette des aliments dont la qualité gustative baissait. Sans compter de plus en plus fréquemment la présence de composés chimiques utilisés par une agriculture intensive : pesticides, insecticides, engrais ... Le scandale de Minamata (1957) a sûrement pesé lourd dans cette prise de conscience.
La solution proposée consiste à regrouper en association des consommateurs qui négocient avec un agriculteur de proximité la fourniture de produits agricoles de base (fruits et légumes le plus souvent) cultivés dans des conditions environnementales garanties contre une rémunération assurée et suffisante. Au Japon, ce mouvement s'est nommé « Teikei », ce qui peut se traduire par « relation ». Le mouvement a éssaimé, devenant CSA en pays anglo-saxon (Community Supported Agriculture = Agriculture soutenue par la communauté) et AMAP (= Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) en France.
Cette démarche se différencie d'autres formules « bios » par l'insistance mise sur l'engagement indispensable des consommateurs dans une structure associative, très différente du simple comportement consistant à aller dans un magasin, fut-il étiqueté bio ou équitable, pour payer un produit et se débarrasser ainsi de tout autre engagement. L'AMAP s'appuie sur un producteur local (ce qui réduit au maximum les transports) et lui assure préalablement un revenu équitable, en participant ainsi aux variations de la production liées aux aléas climatiques. Il y a un engagement réciproque entre les consommateurs et le producteur.
Un groupe de consom'acteurs qui savent ce qu'il veulent, des produits qui s'écartent du flot commercial ordinaire, un producteur qui s'engage, si tout cela vous fait penser à une association de cyclotouristes et à la production de leur petit vélo (à roues 650B), ce n'est sûrement pas le fruit du hasard.
L'association "Alliance Provence" est dépositaire du nom AMAP, et c'est sur son site que vous trouverez un maximum d'informations pour créer et animer une nouvelle AMAP.
Publié par la Confrérie des 650 /// 57, avenue de Montpellier 34270 CLARET - FRANCE